FLEUR DE PASSION

Fleur de Passion raconte l’histoire d’un voilier qui voulait absolument flotter, par opposition à son homonyne du truculent roman Le bateau qui ne voulait pas flotter, de l’écrivain canadien Farley Mowat. Qui voulait naviguer envers et contre tout en dépis des aléas du temps et de l’histoire tumultueuse qu’il a traversés depuis sa naissance dans les années 1940.

Fleur de Passion raconte une histoire de désarmement au sens propre du terme, puisqu’avant d’être voilier, le bateau fut à moteur et militaire.

Comme si son destin pacifique, malgré les circonstances de sa naissance, était plus fort que tout et lui avait donné la capacité de surmonter les difficultés pour être cet espace d’accueil et de partage qu’il est depuis le milieu des années 1970.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

PAVILLON
Suisse

VITESSE
7 nœuds (13 km)

COQUE ET PONT

0 m
Longueur hors tout
0 m
Longueur coque
0 m
Largeur maximale
0 m
Tirant d’eau

Structure

acier

Coque

chêne

0 m2
Surface du pont
0 tonnes
Poids total (tonnes)

GRÉEMENT

Type de voilure

aurique

0 m2
Surface de voile
0 m
Mât principal
0 m
Mât d’artimon
0 m
Bout-dehors

ÉQUIPAGE

0
Skipper (chef de bord)
0
Bosco (second)
0
Mécanicien
0
Mousse/intendant

CAPACITÉ (hors équipage)

0 pers.
En navigation hauturière
0 pers.
A la journée

INTÉRIEUR

0
Cabines triples
0
Dortoir de 4-5 personnes

HISTORIQUE

2020-2021

Fleur de Passion continue à naviguer entre l’Atlantique et la Méditerranée, accueillant à son bord des dizaines de jeunes. Dès juin 2021, le voilier séjournera en mer Rouge pour un programme de recherche de quatre ans sur les coraux de mer Rouge, dirigé par l’EPFL.

2015-2019

D’avril 2015 à août 2019, dans le cadre de The Ocean Mapping Expedition, Fleur de Passion a effectué un tour du monde de quatre ans dans le sillage de Ferdinand de Magellan, le célèbre aventurier portugais. Parti de Séville, cette expédition mêlait plusieurs programmes scientifiques, socio-éducatifs et culturels sous l’égide de la Fondation Pacifique.

2014

Navigation en Méditerranée et chantier de préparation au projet Magellan.

2013

À la fin de l’année, au terme de sa saison de navigation, Fleur de Passion se lance dans sa première traversée transatlantique sous les couleurs de Pacifique. Celle-ci le mène jusque dans les Caraïbes (Guadeloupe, Haïti, Bahamas) où il séjourne jusqu’au printemps suivant, avant de revenir en Méditerranée.

2012

Navigation en Méditerranée et Atlantique.

2011

Navigation en Méditerranée et mer Rouge jusque dans le golfe d’Aqaba.

2010

Navigation en Méditerranée, Atlantique, mer du Nord et Baltique.

2009

Sur le Vieux-Port de Marseille, samedi 11 juillet, Fleur de Passion reçoit son nouveau jeu de voiles taillées sur mesure, à quelques kilomètres du quai du port autonome où tout a commencé quelque six années plus tôt. Des festivités marquent la fin des travaux en présence d’Albert Falco, chef d’expédition historique de la Calypso du commandant Cousteau. Le lendemain, par une brise idéale et sous un soleil radieux, le voilier appareille et met le cap sur la calanque de Sormiou, non loin de Marseille. Les premiers projets de navigation vont pouvoir commencer…

2003

Plus de 6 ans de travaux de grande ampleur commencent, qui ont porteront sur tous les aspects du bateau: la coque, la structure, le pont, le gréement, la salle des machines et les aménagements intérieurs. Quelque 200 personnes de différents horizons se sont investis dans ces travaux pour un total de plus de 30000 heures : de très nombreux bénévoles, des professionnels qualifiés ainsi que les membres de l’association Pacifique eux-mêmes.

2002

L’Association Pacifique est fondée dans ce but. Fleur de Passion, alors sous pavillon français, est rachetée en juin, démâtée puis remorquée à Marseille en novembre.

2001

Délaissé et en piteux état faute de moyens, Fleur de Passion croupit à Fort-Balaguier, près de Toulon. Un groupe d’amis genevois férus de mer le découvre en marge d’un séjour de plongée et décide de le racheter pour le restaurer et prolonger sa vocation pacifique de plate-forme d’accueil pour des projets scientifiques et socio-éducatifs.

1976

Le bateau est désarmé et vendu à un particulier, Claude Millot, qui le grée alors à la voile en ketch au terme d’un chantier de sept ans au Havre, le baptise Fleur de Passion et l’utilise en Méditerranée et dans l’Atlantique dans le cadre d’activités socio-éducatives, de réinsertion et scientifiques.

1945

Le bateau est cédé à la France au titre des dommages de guerre puis sert dans la Marine hexagonale comme bateau de servitude sous le nom de Tréberon. Il termine sa carrière militaire en rade de Brest dans les années 1970.

1941

Construit dans les chantiers navals de Brême, le futur Fleur de Passion est alors un Kriegsfischkutter (KFK, exemple ci-contre), bateau à moteur de la Marine de guerre allemande dévolu à des activités de défense côtière. Avec sa coque en bois sur structure en métal, il sert notamment à la pose et au balisage de champs de mines. Parfois camouflés en bateau de pêche, les KFK servaient aussi au ravitaillement de sous-marins ou à des actions clandestines. La particularité des KFK, dont quelque 600 unités seront construites durant la guerre et dont quelques dizaines survivront au conflit, était de pouvoir être gréé à la voile en cas de pénurie de pétrole.