RÉSUMÉ DE L’EXPÉDITION

Un nouveau tour du monde à bord du voilier Fleur de Passion pour étudier les mangroves

Un nouveau tour du monde à bord du voilier Fleur de Passion pour étudier les mangroves

LES RACINES COMME MÉTAPHORE

Fleur de Passion se lance dans nouveau tour du monde, avec l’étude des mangroves comme fil d’Ariane.

Après une première circumnavigation sur les traces de Magellan (2015–2019), puis quatre années d’exploration dans l’océan Arctique (2020–2024), Pacifique ouvre un nouveau chapitre avec son expédition Mangroves.

De 2026 à 2030, le voilier longera la ceinture équatoriale pour dresser un état des lieux inédit et indispensable des mangroves. Fort de l’expérience acquise lors des missions scientifiques menées en Gambie depuis 2023, le projet change d’échelle. Il se poursuit en partenariat avec l’Université de Genève et d’autres institutions académiques afin d’approfondir la connaissance de ces écosystèmes côtiers majeurs, encore largement méconnus.

L’expédition va au-delà du seul constat scientifique. Les racines des palétuviers symbolisent, tout en métaphore, ce lien entre la mer et la terre. Pour Pacifique, c’est aussi le reflet de son engagement de vingt ans auprès de jeunes en difficulté dans le cadre du programme Jeunes en mer. À bord, ces adolescents et adolescentes en rupture trouvent de nouveaux repères et un cap pour leur avenir.

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MISSIONS DE L’EXPÉDITION

Bruit des vagues, cris des mouettes, premières lueurs du matin : sur les côtes portugaises, face à l’immensité de l’Atlantique, un navire se prépare à larguer les amarres. L’équipage, lui aussi, s’apprête au voyage : des jeunes en quête de nouveaux horizons, des marins avides d’aventure, des scientifiques déterminées à étudier des écosystèmes délicats, des artistes convaincus que la beauté peut changer le monde. Parmi eux, Corto Maltese, capitaine et compagnon de voyage, est prêt à se laisser guider par le vent, la curiosité et le désir de rencontre. Le voyage nous conduit au cœur des mangroves, ancres entre deux mondes, terrestre et aquatique, en équilibre précaire. Entre eau et boue, Pacifique veut découvrir la force cachée de leurs racines, les fameuses « racines de la transformation ». Mais le changement climatique menace cet écosystème, tout comme les êtres humains risquent de perdre leur propre équilibre dans un monde de plus en plus complexe.

Les mangroves, qui puisent leur force dans la connexion, détiennent le secret d’une stabilité qui ne se trouve pas simplement en les observant, mais en se laissant transformer par elles. Le bateau devient non seulement un moyen de naviguer, mais un lieu pour accomplir le voyage le plus profond : devenir soi-même. Concrètement, l’identité de ce navire est duale : sa mission repose sur deux objectifs scientifiques distincts menés simultanément à bord. Deux équipes de chercheurs travailleront côte à côte pour déchiffrer, avec la même rigueur scientifique, les racines de la transformation :

De l’écosystème à l’être humain, l’objectif est unique : découvrir ce qui nous rend résilient

L’ITINÉRAIRE : CAP SUR LA CEINTURE VERTE

Un voyage de près de cinq ans pour suivre le pouls de la planète. De 2026 à 2030, le sillage du navire tracera une ligne de vie à travers la zone intertropicale, reliant les grands deltas et les archipels isolés. L’odyssée s’ouvrira en mai 2026 au départ du Portugal. Le navire mettra le cap au sud vers la Gambie, avant de traverser l’Atlantique pour rejoindre le Brésil (Noronha, Salvador). En 2027, après une escale en Colombie et le passage du Canal de Panama, l’expédition s’immergera dans le Grand Océan : des Galápagos aux Marquises, jusqu’en Nouvelle-Calédonie. L’année 2028 sera consacrée au « Triangle de Corail » et à l’Asie, explorant les Îles Salomon, l’Indonésie (Bali) et le Vietnam. Le chemin du retour, en 2029, traversera l’Océan Indien via Singapour, les Maldives, les Seychelles, le Kenya et Madagascar, pour contourner l’Afrique du Sud au Cap. Enfin, après une dernière remontée de l’Atlantique via Sainte-Hélène et le Brésil, le navire regagnera la Méditerranée à l’horizon fin 2030. 

L’ITINÉRAIRE

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Un voyage de près de cinq ans pour suivre le pouls de la planète. De 2026 à 2030, le sillage du navire tracera une ligne de vie à travers la zone intertropicale, reliant les grands deltas et les archipels isolés. L’odyssée s’ouvrira en mai 2026 au départ du Portugal. Le navire mettra le cap au sud vers la Gambie, avant de traverser l’Atlantique pour rejoindre le Brésil (Noronha, Salvador). En 2027, après une escale en Colombie et le passage du Canal de Panama, l’expédition s’immergera dans le Grand Océan : des Galápagos aux Marquises, jusqu’en Nouvelle-Calédonie. L’année 2028 sera consacrée au « Triangle de Corail » et à l’Asie, explorant les Îles Salomon, l’Indonésie (Bali) et le Vietnam. Le chemin du retour, en 2029, traversera l’Océan Indien via Singapour, les Maldives, les Seychelles, le Kenya et Madagascar, pour contourner l’Afrique du Sud au Cap. Enfin, après une dernière remontée de l’Atlantique via Sainte-Hélène et le Brésil, le navire regagnera la Méditerranée à l’horizon fin 2030. 

LE NAVIRE : UNE HISTOIRE DE MÉTAMORPHOSE

L’ouverture à la transformation commence par le navire lui-même, témoin vivant que le changement est possible. Fleur de Passion porte inscrite dans sa coque une histoire de renaissances successives. Né en 1941 comme Kriegsfischkutter, un voilier à moteur militaire de la marine allemande, il devint prise de guerre française en 1945 sous le nom de Trébéron. En 1976, grâce à la vision de Claude Millot, il changea de visage et d’âme pour devenir Fleur de Passion, un ketch dédié à l’éducation et à la science. Enfin, l’organisation Pacifique en a achevé la restauration intégrale, le rendant à la mer en 2009. Aujourd’hui, ce n’est plus seulement un voilier : c’est une plateforme vivante et multidisciplinaire qui unit mémoire historique et défis futurs.

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UN SYMBOLE DE LA GENÈVE INTERNATIONALE

Fleur de Passion, avec son pavillon suisse, représente un fort impact local avec une vision globale, exportant un modèle unique de recherche et de solidarité.

Dans ces contextes, le navire se mettra concrètement au service de leurs projets locaux, offrant un soutien logistique et servant de plateforme opérationnelle pour les initiatives de conservation, transformant ainsi chaque escale en une action directe sur le territoire.

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LES PROTAGONISTES

À bord, différentes âmes coexistent pour un objectif unique :

  • L’Équipe de Pacifique : C’est le cœur battant de l’expédition. Un groupe soudé qui unit des marins professionnels garants de la sécurité, des éducateurs spécialisés qui guident les jeunes dans leur parcours de croissance, une équipe de communication prête à porter la voix du voyage, ainsi qu’une équipe à terre qui assure, jour après jour, le soutien opérationnel du navire.
  • Corto Maltese et CONG : Une présence invisible mais constante. Grâce à la précieuse collaboration avec CONG, qui sera à bord avec nous et qui préserve l’héritage artistique d’Hugo Pratt, le célèbre marin est à tous égards notre capitaine spirituel. Il incarne la curiosité, le respect des cultures différentes et la quête de liberté, servant de boussole idéale pour toutes les âmes qui naviguent sur Fleur de Passion.
    • Patrizia Zanotti, Directrice de CONG SA.
    • Marco Steiner, Écrivain
  • Institut F.-A. Forel (UNIGE) : L’équipe de scientifiques environnementaux qui surveillera la santé des écosystèmes, lisant les racines des mangroves pour comprendre comment la nature répond au changement.
    • Daniel McGinnis, Professeur associé (Département des sciences de l’environnement et de l’eau, UNIGE).
    • Cesar Ordonez, Collaborateur scientifique (Département des sciences de l’environnement et de l’eau, UNIGE).
    • Anja Hajdukovic, Collaboratrice scientifique (Département des sciences de l’environnement et de l’eau, UNIGE).
  • Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Éducation (UNIGE) : L’équipe de chercheurs qui étudiera les « racines humaines », analysant avec rigueur scientifique les mécanismes qui permettent aux jeunes de se retrouver.
    • Céline Girardet, Maîtresse d’enseignement et de recherche (FPSE, Université de Genève).
    • Lucie Mottier Lopez, Professeure ordinaire (FPSE, Université de Genève).
    • Didier Maurice Grandjean, Professeur ordinaire (FPSE et Centre Interfacultaire en Sciences Affectives – CISA, Université de Genève).
    • Théophane Piette, Chercheur et doctorant (FPSE, Université de Genève).
    • Dominique Broussal, Professeur des Universités (Université Toulouse – Jean Jaurès).
  • Artistes en Résidence : Écrivains, illustrateurs et musiciens qui vivront à bord pour traduire la complexité scientifique et humaine en narration et émotion.
  • Les Jeunes de « Jeunes en Mer » : Les véritables protagonistes de cette transformation. Adolescents et jeunes adultes qui montent à bord en laissant derrière eux un passé